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Texte Libre

Mon avatar est un dessin gentiment offert par Alexis.

psycho-logique

Samedi 11 avril 2009
“ La méditation est une chose qui n’est pas arrangée, organisée. La méditation EST. Elle commence avec la première marche, qui est d’être libre de toutes vos blessures psychologiques, peurs accumulées, anxiété, solitude, désespoir, tristesse”. (J. Krishnamurti)

La marche méditative est par exemple considérée comme un excellent remède contre la colère. Ajuster le rythme de sa respiration à celui de la marche et concentrer son attention sur le contact des pieds sur le sol. Quel que soit l’endroit où l’on se trouve, la pratique de la méditation marchée est possible.


Tous les jours, l’homme marche : pour rentrer chez lui, faire des courses, voir des gens. Mais il ne pense jamais à son déplacement en tant que tel. Au contraire, la méditation permet d’apprécier pleinement la marche : il ne s’agit plus d’avancer pour arriver quelque part, mais de marcher pour la marche elle-même, être dans l’instant présent, conscient de sa respiration, de ses mouvements…

La marche méditative renforce l’énergie et stimule la circulation. Elle sollicite les muscles, la concentration, et favoriserait même la digestion. Soyez attentif à votre corps, aux sensations des mouvements. Gardez les yeux ouverts, et ne regardez jamais vos pieds !




Un jour, cependant, par pure curiosité, il s’échappa de sa prison dorée et partit à la découverte du monde extérieur. La misère, la pauvreté, la souffrance, la mort… le touchèrent au plus profond de son cœur. Il tira définitivement un trait sur sa vie de monarque, et s’en alla explorer la voie du salut.

Après sept années d’ascétisme et de yoga, Bouddha « L’Eveillé » saisit le fondement de chaque chose, de chaque être et s’éveille à la nature de l’existence. Devenu un sage, Bouddha transmettra jusqu’à la fin de sa vie son enseignement (les pouvoirs psychiques développés par la concentration, l'omniscience, la connaissance, les manifestations spontanées, le Kamma…), pour que chaque être accède au pouvoir de contempler sa nature propre et puisse enfin réaliser « l’état de Bouddha ».




Par Nath
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Mardi 30 décembre 2008
Je pleure pour un rien
  ]

Une sensibilité à fleur de peau, un débordement d'émotions, des larmes qui montent trop vite pour pouvoir être retenues... D'où vient cette hyperémotivité ? Et comment faire pour qu'elle ne soit pas un handicap ?
  Selon la psychanalyste Nelly Jolivet, «cette réactivité émotionelle ramène à la petite enfance. C'est la manifestation d'un défaut dans la formation de notre réalité psychique, insuffisament stabilisée». Pour construire sa propre identité, le bébé a besoin à la fois d'être consolé lorsqu'il souffre et d'être inité et d'être inité à la frustration pour faire l'expérience de sa capacité à satisfaire ses propres besoins. «S'il est surprotégé ou si, au contraire, il éprouve une carence affective, le bébé grandira dans la dépendance, incapable de se construire comme un individu autonome et de mettre des mots sur ses propres émotions. C'est ce qui explique que, à l'age adulte, certains d'entre nous continuent de pleurer; parce qu'ils sont incapables de verbaliser leur ressenti.»

Que faire ?
 «Apprenez à verbaliser l'émotion, cela aide à la canaliser. Si vous avez le sentiment de ne plus être crédible aux yeux des autres, d'être infantilisé et dévalorisé par vos larmes, il faut essayer de prendre un peu de distance par rapport à l'émotion, en mettant des mots sur ce qui est étouffé par les pleurs. Cela vous aidera à comprendre ce qui vous touche et pourquoi cela vous touche à ce point.»

Par Nath
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Mardi 30 décembre 2008
Un ami nous rend service, notre conjoint nous offre un cadeau inattendu, une collègue nous complimente.. Et nous restons coi, incapable de réagir. Derrière cet embarras, se cachent de réelles difficultés à exprimer notre gratitude. Pas évident, de partager ses émotions. Pas confortable de se sentir déstabilisé ou redevable. Pas facile de s’avouer pleinement comblé. Sortir d’un mot convenu et dire merci avec le cœur s’apprend.


Je n’y arrive pas parce que… je ne trouve pas les mots

« Exprimer ce que l’on ressent impliquerait au préalable de discerner ce que l’on ressent, remarque le psychothérapeute Thomas d’Ansembourg (1), formateur en CNV (2). Mais nous n’avons pas appris au cours de notre existence à être en contact avec l’émotion profondément, physiquement ressentie. L’éducation à la pudeur comme la peur de se montrer vulnérable y sont pour beaucoup. » Les choses s’aggravent quand nous ressentons du dépit ou de la déception, sentiments que nous enfouissons immédiatement sous des tonnes de prescriptions morales. « Etouffer l’émotion revient à automatiser l’échange, à l’assécher et le banaliser. On le vide de sa substance. Il y a, cachées derrière un cadeau ou un service, de la reconnaissance et de la valorisation qu’il est bon d’accueillir. Nous savons pourtant le faire lorsqu’il s’agit d’un enfant ! » Effectivement, nous sommes nombreux à sauter de joie au premier dessin maladroit offert avec tendresse. Pourquoi, ne pas se congratuler entre adultes consentants ?


Je n’y arrive pas parce que… j’ai honte

Nous nous sommes estimés et évalués en fonction de l’autre », et nous nous sommes accordés une valeur précise : je mérite ceci mais ne suis pas digne de cela. « Souvent, recevoir bouleverse l’image que l’on a de soi. Tant que le geste de l’autre s’inscrit dans un cadre social et conventionnel, comme à Noël ou lors d’un anniversaire, son caractère légitime ne perturbe pas cette représentation de soi-même. Mais lorsque l’on reçoit plus que ce que l’on attendait, ou lors de circonstances inattendues, ce don de l’autre vient troubler ce que l’on croyait être. » Changer cette vision de nous-mêmes reviendrait à remettre en cause nombre de nos certitudes. Pourtant, accueillir l’estime de l’autre permet de conforter la nôtre.

Une piste de changement : « Il est inutile et même néfaste de chercher à se débarrasser de ce que l’on ressent, quand bien même il s’agirait de honte » . Au contraire, il faudrait en profiter pour exprimer son ressenti, quitte à formuler son embarras : «Je ne m’y attendais pas», «Je ne pensais pas mériter tant d’attentions». « C’est en partageant avec l’autre ce qui se passe réellement en soi que l’on donnera de la valeur à l’échange. »

(1)Auteur de « Gestalt-thérapie : la construction du soi », L’Harmattan (2000)


Je n’y arrive pas parce que… Je me sens redevable



« L’étymologie du mot merci nous en dit long sur ce sentiment inconfortable de contracter une dette. Merces en latin veut dire… salaire ! » On comprend mieux pourquoi recevoir nous déséquilibre à ce point. « Dès lors, nous cherchons instinctivement à rééquilibrer ce qui n’est plus stable. Pour nous débarrasser du fardeau que représente le don, nous estimons devoir à l’autre un contre-don. » Nous croyons qu’un merci ne suffit pas pour payer ce fameux salaire, « comme si nous confondions le remerciement avec la soumission, le don avec la domination. » Au cœur de cette difficulté, une « dynamique de pouvoir » à laquelle beaucoup d’entre nous font appel pour valoriser leur identité et préserver leur territoire. Pourtant, dire merci du fond du cœur rééquilibre instantanément la position de chacun.

Une piste de changement : « Ceux qui ne savent pas dire merci ont la même difficulté à être remercié. Pour que le partage devienne serein, commençons par accueillir la gratitude dont l’autre fait souvent preuve à notre égard. Plutôt que de s’excuser par des : «De rien !» ou «C’est naturel !» aux remerciements qu’on nous fait, pourquoi ne pas remercier à son tour ou dire pourquoi cela nous a fait plaisir ? » Cela permettra de réaliser que la réciprocité est source d’équilibre dans la relation.

(1)Auteur de Arriver à le dire… même quand c’est difficile InterEditions (2004)


Je n’y arrive pas parce que… Je ne suis jamais comblé

« Nous ne pouvons faire preuve de gratitude que lorsque nous avons été nourris dans l’enfance de façon satisfaisante, estime la psychanalyste Nelly Jolivet (1). Que la défaillance de nos parents ait été réelle ou fantasmée, si nous avons l’impression de ne pas avoir reçu notre dû, alors un manque subsiste en nous que l’autre, malgré ce qu’il nous donne, ne peut pas combler. » .

La prise de conscience est un premier pas décisif dans l’apprentissage de la gratitude sincère et consciente.

1En savoir plus : www.nellyjolivet.com

Par Nath
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Dimanche 12 octobre 2008
Un petit extrait du film "La crise" pour commencer



j'adore sa façon de leur annoncer son départ !!

Bon, plus sérieusement je viens de tomber sur un article assez long qui explique la crise de la quarantaine, ou plutot, cette crise se cituant entre 30 et 50 ans, la crise du "milieu de vie"

j'ai relevé quelques  passages  :

Arrive un âge, 40 ans pour certaines, 50 pour d'autres, où l'on dresse un bilan de sa vie : ce que l'on a fait, ce que l'on n'a pas pu faire. Parfois, cela se solde par une crise dite du milieu de vie. Conseils pour aborder cette période en tout sérénité.

Selon la médecine chinoise, la décennie 40-50 ans se présente incontestablement sous la forme du bilan. De gré ou de force, nous pressentons que le temps est désormais compté jusqu'à la vieillesse, un peu comme un dimanche après-midi qui augure le lundi à venir. Cette période est une plaque tournante : il faut réactualiser les projets de vie et son état d'esprit. S'interroger sur son passé, son présent, son futur est bien naturel.

Bien souvent, c'est un sentiment de ne pas avoir accompli tout ce que l'on souhaitait, d'être "enfermé" dans sa vie, de ne pas être épanoui et de ne pas être à sa place qui provoque cette crise. "La plupart du temps, c'est un élément déclencheur qui est à l'origine de son émergence", souligne Françoise Millet-Bartoli. Les causes peuvent être multiples : le décès d'un proche, le départ des enfants hors du foyer, une maladie qui atteint un proche, les marques du temps sur le corps, les femmes étant plus sensibles à cet aspect...

Souvent, ce bilan s'avère négatif alors qu'il est possible d'avoir une seconde chance pour faire ce qu'on n'a pas pu faire auparavant."

D'où une remise en question bien naturelle. Le tout est de pouvoir la faire sans pour autant envoyer valser tout ce que l'on a construit.  

Après avoir passé près de la moitié de sa vie à assumer des responsabilités, que ce soit au travail ou au sein de la cellule familiale, arrive un moment où l'on ressent subitement le besoin de respirer, de s'insurger contre tout ce qui nous fait perdre notre liberté. C'est une phase un peu rebelle, un peu bohème, très anti-conformiste. Envoyer valser toutes ses contraintes devient un besoin irrépressible. En somme, c'est une crise d'adolescence un peu tardive. Comme une poussée d'acné à 40 ans.

Mais grâce à une prise de conscience de ces divergences, au rétablissement de la communication au sein du couple et à un recentrage sur soi (sans pour autant mettre l'autre de côté), il est possible, et heureusement, de rééquilibrer tout cela. Les relations peuvent tout fait supporter les désirs "égoïstes" de chacun pour mettre en place de petits changements qui mettront fin à de grandes remises en question.


"A cet âge-là, on a encore le temps de se donner de nouvelles chances pour vivre ses passions inassouvies, pour faire de nouveaux projets, rassure Françoise Millet-Bartoli. Par ailleurs, puisque l'on se connaît mieux, il est plus facile d'orienter sa vie selon sa personnalité profonde. On peut enfin être en harmonie soi-même." 

Chez certaines personnes, la rupture consistera à balayer tout ce qui a été fait auparavant pour repartir à 0, avec un nouveau partenaire, dans un nouveau pays, dans un nouveau travail. Pour d'autres, il sera plus simplement question de s'aménager des plages rien qu'à soi pour redonner un sens à sa vie. Cela peut être prendre des cours d'horticulture pour s'adonner à sa passion du jardinage, reprendre les études pour changer de métier, se faire aider pour les tâches ménagères pour pouvoir prendre soin de soi, tout simplement.

Psychiatre, psychothérapeute, Françoise Millet-Bartoli enseigne à la faculté de médecine de Toulouse. Elle a publié "La crise du milieu de vie", aux éditions Odile Jacob .


Par Nath
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Jeudi 2 octobre 2008


« Il est susceptible ! », « elle prend tout mal ! », « on ne peut rien lui dire », qui n’a jamais entendu ce type de phrases ? Mais que ressent celui qui vit ça ? Souvent nous considérons la susceptibilité comme un vilain défaut. Pourtant, au delà de ce premier jugement, en y réfléchissant, il est possible de se rendre compte que sous ce terme se cache une émotivité « à fleur de peau ».

Quand il arrive de dire de quelqu’un qu’il/elle est susceptible, c’est en référence à une réaction négative qu’il/elle a eu suite à un événement qui le/la concerne directement. Cette réaction est la conséquence des émotions que ressent alors cette personne : colère, blessure, sentiment d’injustice, ressentiment ? Autant d’émotions qui font mal. En fait, derrière la susceptibilité se cachent bien souvent une grande émotivité et/ou un manque de confiance en soi qui se traduisent par une grande sensibilité à ce que les autres peuvent dire ou penser. Cela peut arriver à n’importe qui lors d’un moment de fatigue ou en cas de coups durs. Une parole un peu rude, mal comprise ou encore un ton de voix manquant de respect touchent la personne et son amour propre à la manière d’un coup. Celle-ci se sent alors très seule et attaquée pour et dans ce qu’elle est. Les émotions montent en elle, se bousculent au point qu’elle n’arrive plus à relativiser ce qui lui arrive ni à prendre de la distance. Nous sommes tous touchés par certains évènements, mais c’est l’impulsivité et l’émotivité de cette personne à ce moment là qui va mettre en lumière ce malaise. Nous sommes tous susceptibles mais cela ne s’exprime et n’est visible que dans certaines situations différentes pour chacun !

Alors, attention, quand il s’agit de susceptibilité, il n’y a pas qu’une personne en cause ! En effet, la susceptibilité est une réaction à ce qu’a dit ou fait quelqu’un d’autre. Parfois, il nous arrive d’être blessant sans le vouloir et, face à un « susceptible », se remettre en cause peut être une bonne chose. Quant à celui ou celle qui entend trop souvent les autres lui reprocher d’être trop susceptible, peut-être que c’est un signal d’alarme à entendre et qu’il est temps d’apprendre à relativiser et à prendre confiance en soi. S’interroger sur ce qui nous a touchés peut nous en apprendre long sur nous-mêmes. De plus, l’émotivité est loin d’être un défaut, une fois acceptée et apprivoisée, elle peut permettre de développer des activités créatives et d’être plus réceptif aux choses qui nous entourent.
Par Nath
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